Solidarité en action : Le Secrétaire Général de Caritas Internationalis en visite à l’OCADES Ouaga et aux déplacés internes

Ce mardi 12 février 2025, l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga a eu l’honneur de recevoir la visite de Monsieur Alistair Dutton, Secrétaire Général de Caritas Internationalis. En séjour au Burkina Faso, il a tenu à découvrir l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga, à échanger avec son personnel et à s’imprégner des réalités du terrain.

Une Rencontre Enrichissante avec l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga

Accueilli par le Secrétaire Exécutif Diocésain, Monsieur Alistair Dutton a eu une rencontre avec le personnel. Cette rencontre a été marquée par :

  • Une présentation des programmes et initiatives menés par l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga pour venir en aide aux populations vulnérables,
  • Une présentation de son champ d’intervention ainsi que des défis qu’elle rencontre dans la mise en œuvre de ses missions humanitaires et sociales.

Une Visite de Terrain au Service des Déplacés Internes

Avant cette rencontre, Une équipe du Secrétariat Général de l’OCADES Caritas Burkina et de l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga ont accompagné Monsieur Alistair Dutton sur un des sites de personnes déplacées internes à Pabré. Cette visite a été une occasion pour le Secrétaire Général de Caritas Internationalis de s’entretenir directement avec les populations déplacées, de recueillir leurs témoignages et de mesurer l’impact des interventions humanitaires sur leur quotidien. Touchées par cette attention, les populations ont exprimé leur profonde gratitude envers Caritas pour son soutien constant et ses nombreuses actions en leur faveur.

Fidèle à sa mission de solidarité, la délégation n’est pas venue les mains vides. Des vivres et des vêtements ont été distribués pour répondre aux besoins immédiats des familles déplacées, témoignant ainsi de l’engagement indéfectible de Caritas envers les plus démunis.

Un engagement continu pour la dignité humaine

Cette visite témoigne une fois de plus de l’engagement de Caritas Internationalis et de l’OCADES Caritas Burkina à œuvrer pour la protection et l’accompagnement des populations vulnérables, notamment les déplacés internes qui continuent de faire face à d’énormes défis.

l’OCADES Caritas Burkina à Ouaga réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre son travail aux côtés de ses partenaires pour offrir aux populations en détresse des solutions durables et un avenir meilleur.

Parce qu’ensemble, nous pouvons redonner espoir et dignité à ceux qui en ont le plus besoin.

TOUS POUR L’HOMME, CHACUN POUR LE FAIBLE !

Razak SANKARA

Renforcement de l’adoption des bonnes pratiques agroécologiques: Réalisation de l’autodiagnostic de la Coopérative Buud Nooma de Yaoghin

Dans le cadre du « Projet de renforcement de l’adoption des bonnes pratiques agroécologiques par les populations de cinq (05) villages des communes de Kayao, de Komki-Ipala et de Sourougbila », soutenu par Secours Catholique Caritas France, la Coopérative Buud Nooma de Yaoghin a été identifié pour la réalisation de l’autodiagnostic de leur coopérative du 27 au 29 janvier 2025 , animée par un consultant  du cabinet Management-Intermédiation-Conseils-Organisations-Services,  Monsieur Michel COMPAORE.  Cette session avait pour but d’accompagner les membres de ladite coopérative à analyser plusieurs aspects de leur fonctionnement afin d’améliorer leur impact et leur viabilité à long terme. Ce travail a permis de poser un regard critique et constructif sur la mission, la vision, la gouvernance, la gestion et les produits de la coopérative.

Analyse de la Mission, Vision et Valeurs

Lors de l’analyse de la mission, de la vision et des valeurs, la coopérative Buud Nooma s’est fixé l’objectif ambitieux de devenir une organisation reconnue, dynamique et éclairée dans la commune de Komki-Ipala. Les membres de la coopérative se sont engagés à renforcer leur solidarité interne, tout en faisant la promotion des bonnes pratiques agroécologiques dans les villages de la commune. Cet exercice a permis de souligner l’importance d’une mission claire et partagée pour garantir une cohésion et un alignement des actions.

Analyse de la Gouvernance

Une attention particulière a été portée à l’analyse de la gouvernance de la coopérative. Globalement, tous les documents nécessaires à une bonne gestion sont en place, mais un obstacle majeur a été identifié : l’absence de présentation officielle au journal des activités et des documents clés de la coopérative. Cet élément a été perçu comme un frein à la reconnaissance officielle de la coopérative, ce qui pourrait nuire à sa visibilité et à ses relations avec les partenaires externes.

Afin de surmonter ce défi, il a été recommandé d’organiser cette présentation officielle et d’assurer une communication régulière avec les autorités locales et les autres parties prenantes.

Analyse de la Gestion

L’analyse de la gestion a mis en lumière plusieurs éléments clés concernant les aspects organisationnels et opérationnels de la coopérative. Bien que les structures de base soient en place, il est apparu nécessaire de renforcer certaines pratiques internes, notamment en matière de suivi financier et de gestion des ressources humaines. Cette analyse a permis d’identifier des leviers pour améliorer la gestion des activités, optimiser l’allocation des ressources et renforcer la transparence au sein de la coopérative.

Analyse des Produits

L’analyse des produits a révélé une situation plus délicate : les produits maraîchers proposés par la coopérative ne rencontrent pas une demande suffisamment forte à l’heure actuelle. Cette réalité impose une réflexion sur la diversification de l’offre et l’adaptation aux besoins du marché local. Un ajustement stratégique pourrait consister à explorer d’autres types de cultures ou à améliorer les méthodes de production et de commercialisation pour mieux répondre aux attentes des consommateurs.

Résultats attendus et Bénéfices

L’autodiagnostic permet à la coopérative de mettre en lumière ses forces et ses faiblesses. À court terme, l’atteinte de la reconnaissance officielle et une meilleure gestion des ressources devraient renforcer la position de Buud Nooma dans la commune. À plus long terme, l’intégration des bonnes pratiques agroécologiques et l’adaptation de l’offre de produits devraient permettre à la coopérative de croître et de se rendre incontournable dans le paysage local.

Défis et Solutions

Lors de ces journées d’analyse, quelques faiblesses en lien avec, la visibilité et la communication ont été aperçues comme un défi à relever. Toutefois les échanges autour desdits défis ont permis de susciter des discussions constructives et de dégager des solutions concrètes à savoir : l’amélioration de la communication interne et la publication du récépissé de la coopérative au journal officiel. Une autre solution envisagée est l’intensification des efforts pour diversifier les produits et ajuster l’offre à la demande du marché local.

L’autodiagnostic mené avec le consultant Michel COMPAORE a été très bénéfique pour la Coopérative Buud Nooma de Yaoghin. Il a permis de poser les bases d’une gouvernance plus solide et d’une gestion plus efficace. Les résultats de cet exercice sont un premier pas vers une coopération renforcée entre les membres et une meilleure adaptation aux réalités du marché. Le chemin reste semé d’embûches, mais la coopérative est sur la bonne voie pour devenir un acteur incontournable de la commune de Komki-Ipala.

Pour aller de l’avant, il est essentiel de capitaliser sur les points d’amélioration identifiés et de continuer à renforcer la coopération entre les membres. L’implémentation des recommandations de l’autodiagnostic s’impose pour garantir une croissance durable et une réussite à long terme.

TENUE D’UN CADRE DE CONCERTATION ENTRE ACTEURS DES FILIERES AGRICOLES

Le jeudi 23 janvier 2025, s’est tenue dans la commune de Komki-Ipala, un cadre de concertation réunissant les acteurs des filières agricoles locales, les responsables de la mairie et le représentant du service départemental de l’agriculture. Organisé par l’OCADES Caritas Burkina, Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou, l’activité avait pour but d’identifier et de répertorier les contraintes et défis freinant le développement de ces filières et de formuler des recommandations ou des perspectives d’action palliatives au niveau de chaque commune d’intervention. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités de son projet dénommé « Projet de renforcement de l’adoption des bonnes pratiques agroécologiques par les populations de cinq (05) villages des communes de Kayao, de Komki-Ipala et de Sourougbila », soutenu par Secours Catholique Caritas France. Cette journée de réflexion a permis de réunir des acteurs clés de l’agriculture et des responsables locaux, pour échanger sur les enjeux spécifiques des filières agricoles dans lesdites communes bénéficiaires.

Au cours de cette rencontre d’échange, animée par madame ILBOUDO Edites Marie, chargée de projet Femme Jeunesse Famille à l’OCADES Diocésaine de Ouagadougou les participants ont pu identifier quatre (04) contraintes majeures empêchant un véritable développement des filières agricoles à savoir :

  1. Le Manque d’infrastructures adéquates :
    L’insuffisance d’infrastructures de stockage et de transport a été citée comme l’une des principales limitations à l’essor des filières agricoles. Cela impacte directement la qualité des produits et leur compétitivité sur les marchés locaux et régionaux.
  2. L’Accès limité au financement
    Les agriculteurs, souvent dépourvus de mécanismes de crédit accessibles, se retrouvent dans l’incapacité d’investir dans des équipements modernes, des semences de qualité ou de nouvelles techniques de production.
  3. Le Climat et les pratiques agricoles non durables
    La variabilité climatique, exacerbée par des pratiques agricoles peu respectueuses de l’environnement, constitue un défi majeur. Les participants ont souligné la nécessité d’encourager des pratiques agroécologiques pour renforcer la résilience face aux changements climatiques.
  4. L’insuffisance de Formation, d’information et sensibilisation
    Un autre défi identifié réside dans le manque de formation et d’informations disponibles pour les producteurs sur les techniques agricoles modernes, ainsi que sur les avantages des pratiques agroécologiques.

Dans la perspective d’apporter une réponse adéquate aux défis identifiés, des recommandations ont été formulées à savoir :

  1. Améliorer les infrastructures agricoles

Il est essentiel d’investir dans des infrastructures de stockage et de transformation pour améliorer la qualité des produits et faciliter leur accès aux marchés. Cela passe par des investissements dans la réalisation/réhabilitation des ouvrages hydrauliques : la réhabilitation des forages et le curage des barrages, afin de maximiser la productivité et de sécuriser les ressources en eau pour l’agriculture ; des infrastructures de stockage et de transformation en vue de créer une valeur ajoutée aux produits agricoles pour des ventes à de meilleur prix

  1. Faciliter l’accès au financement :
    Mettre en place des mécanismes de financement adaptés pour les petits exploitants agricoles, tels que des crédits à faible taux d’intérêt et des subventions pour l’achat de matériel agroécologique.
  2. Renforcer les compétences des producteurs :
    Des programmes de formation réguliers sur les techniques agricoles modernes et les bonnes pratiques agroécologiques doivent être développés et diffusés auprès des agriculteurs.
  3. Promouvoir les pratiques agroécologiques :
    Encourager l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement pour assurer la durabilité des filières agricoles et renforcer la résilience face aux conditions climatiques changeantes. Une des recommandations retenues pour y parvenir consiste à formaliser, outiller et renforcer les compétences des comités d’usagers de l’eau de barrage (CUE) pour une meilleure gestion des ressources en eau. Ces comités joueront un rôle crucial en accompagnant les producteurs dans l’utilisation rationnelle et durable de l’eau, une ressource précieuse et souvent limitée.

La journée de réflexion à Komki-Ipala a permis d’ouvrir un dialogue constructif entre les acteurs des filières agricoles et les parties prenantes locales. Les recommandations issues de cette rencontre seront essentielles pour la formulation de stratégies adaptées à chaque commune, afin de surmonter les obstacles identifiés et de favoriser un développement durable et inclusif des filières agricoles. Il est désormais impératif que les actions et les réflexions menées trouvent une application concrète sur le terrain pour renforcer la résilience des communautés agricoles du Burkina Faso.

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