Clôture du suivi nutritionnel : Trois mois d’impact positif dans la lutte contre la malnutrition.

Du mercredi 21 au vendredi 23 mai 2025, l’OCADES Caritas Burkina / Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou (SEDO), avec l’appui financier de Caritas Pologne, a procédé à la troisième et dernière distribution mensuelle de farine infantile enrichie dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’Aide Multisectorielle aux Populations Déplacées Internes et Résidentes Vulnérables des Paroisses de Pabré et Bissighin.

Cette phase a concerné 200 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée (MAM) répartis dans les CSPS de Bigtogo, Yagma, Pabré et Pabré Saint Joseph. Pendant trois mois consécutifs, ces enfants ont bénéficié d’un suivi nutritionnel renforcé, comprenant une dotation mensuelle de 2,5 kg de farine infantile enrichie, élaborée pour répondre aux besoins spécifiques des enfants en situation de malnutrition aiguë modérée.

La distribution du mois de mai marque donc la fin du cycle de prise en charge de trois mois, visant à restaurer l’état nutritionnel des enfants, tout en accompagnant les mères dans l’adoption de bonnes pratiques alimentaires et sanitaires. Comme lors des précédentes distributions, des séances de sensibilisation ont été tenues dans les CSPS cibles du projet afin de transmettre aux mères les clés pour prévenir durablement la malnutrition.

Cette dernière distribution revêt une importance particulière : elle témoigne de l’engagement des familles tout au long du processus, mais aussi de l’impact positif du projet sur la santé des enfants. Grâce à ce dispositif, de nombreux enfants ont pu retrouver un état nutritionnel satisfaisant et leurs mères ont renforcé leurs capacités à prendre soin de leur bien-être.

Avec ce projet, l’OCADES Diocésaine de Ouagadougou réaffirme sa volonté d’agir de façon concrète et multisectorielle contre la malnutrition, en mettant l’accent sur la prévention, la formation des mères, et le soutien matériel aux ménages les plus vulnérables.

Abdoul Razak Faouzi SANKARA.

Chargé de communication et de plaidoyer.

Projet d’Aide Multisectorielle aux Populations Déplacées Internes et Résidentes Vulnérables des Paroisses de Pabré et Bissighin : Distribution de la farine infantile du deuxième mois.

Dans le cadre de la deuxième phase du Projet d’Aide Multisectorielle aux Populations Déplacées Internes et Résidentes Vulnérables des Paroisses de Pabré et Bissighin, l’OCADES Caritas Burkina / Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou (SEDO) a procédé, du jeudi 24 au samedi 26 avril 2025, à la distribution de la farine infantile enrichie pour le deuxième mois de suivi nutritionnel.

Cette activité s’inscrit dans le dispositif de prise en charge sur trois mois des enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée (MAM), avec l’appui financier de Caritas Pologne. Chaque enfant bénéficie d’une ration mensuelle de 2,5 kg de farine infantile enrichie, conçue pour améliorer son état nutritionnel de manière progressive et durable.

Durant ces trois jours, les mères des enfants bénéficiaires se sont vues remettre la farine prévue pour le mois d’avril, dans les différents CSPS cibles du projet ( CSPS Saint Jo de Pabré, CSPS de Pabré, CSPS de Bigotogo, CSPS de Yagma). Comme pour le mois précédent, cette distribution s’est accompagnée de séances de sensibilisation sur l’ANJE, essentielles à l’atteinte des objectifs du projet.

Ces séances, animées par des agents de santé et des acteurs communautaires, ont permis d’échanger avec les mères sur des thématiques clés telles que l’alimentation équilibrée des enfants, l’hygiène familiale et la prévention de la malnutrition.

Grâce à cette approche alliant aide nutritionnelle directe et éducation sanitaire, le SEDO entend renforcer la résilience des familles vulnérables et assurer un meilleur avenir nutritionnel pour les enfants les plus exposés. Ce projet démontre une fois de plus l’engagement de l’OCADES Caritas Burkina / Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou (SEDO) à combattre la malnutrition de manière intégrée et durable, avec le soutien de ses partenaires.

Abdoul Razak Faouzi SANKARA

Chargé de communication et de plaidoyer

conférence débat à Sourgoubila sur la participation citoyenne et la mobilisation communautaire pour une gestion durable des ressources naturelles en lien avec l’effectivité des droits individuels et collectifs au profit des leaders et des organisations de base.

Le 23 avril 2025, dans la commune de Sourgoubila s’est tenue une conférence débat sur la gestion durable des ressources naturelles. Organisée dans le cadre du Projet de renforcement de l’adoption des bonnes pratiques agroécologiques, cette rencontre a réuni de nombreux acteurs locaux : leaders communautaires, représentants d’organisations de base, agriculteurs et élus locaux, services techniques déconcentrés de l’Etat venus des villages de la commune de Sourgoubila. Le projet bénéficie du soutien du Secours Catholique – Caritas France et est mis en œuvre par l’OCADES Caritas Burkina/Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou.

L’objectif global de cette activité est de conscientiser les communautés à mieux gérer et préserver les terres pour les générations futures. Car au Burkina Faso, les problèmes liés à l’appropriation et à la gestion des terres rurales sont récurrents, malgré l’existence de textes et de réglementations en matière de foncier rural. Parmi les causes de cette situation figure notamment le bradage des terres rurales par certains propriétaires fonciers au profit d’opérateurs immobiliers, attirés par des compensations financières immédiates

Mettre en valeur l’agroécologie avant tout

La conférence, animée par le Chef de service environnement de Sourgoubila, a débuté par une présentation des bonnes pratiques agroécologiques. Il a souligné leur rôle essentiel dans la préservation de la fertilité des sols, la gestion durable de l’eau, la protection de la biodiversité et l’amélioration des rendements agricoles. Le conférencier a également alerté sur les conséquences du non-respect de ces pratiques : appauvrissement des terres, baisse de la productivité, perte de revenus, insécurité alimentaire et dégradation des écosystèmes.

Une problématique brûlante : la vente des terres rurales

C’est dans cette dynamique que s’est ouverte la discussion sur la vente croissante des terres agricoles, souvent au détriment des communautés. Le débat a mis en évidence les effets néfastes de cette tendance : perte des terres ancestrales, souveraineté locale menacée, conflits sociaux, réduction du potentiel agricole.

Malgré les textes et règlementations foncières existants au Burkina Faso, de nombreuses terres sont vendues à des opérateurs immobiliers. Une situation aggravée par l’absence de régulation effective à l’échelle locale.

Des solutions pensées et portées par les participants

Les participants ont exprimé leurs préoccupations avec force et ont proposé des solutions, issues de leur propre expérience :

  • Ne pas vendre les terres, même sous pression financière.
  • Faire pression sur les mairies pour qu’elles refusent de signer les documents de vente.
  • Attendre la révision de la loi 034, qui vise une meilleure sécurisation du foncier rural.
  • Interpeller l’État pour qu’il interdise la vente des terres agricoles par la prise d’un décret.
  • Poursuivre la sensibilisation communautaire sur les impacts irréversibles de ces ventes.
  • Valoriser les terres à travers l’agroécologie, comme alternative économique durable.
  • Renforcer les instances locales de régulation foncière pour plus de transparence et de justice.

Un cadre d’écoute et d’action

La conférence a été un véritable espace de co-construction, où les savoirs traditionnels, les préoccupations locales et les propositions de solutions se sont rencontrés. Les échanges ont renforcé la conscience collective autour d’un principe fondamental : protéger la terre, c’est protéger notre avenir commun.

« Si nous ne respectons pas la terre, elle cessera de nous nourrir. La vendre, c’est céder notre pouvoir de décider de notre futur », a déclaré un participant.

Une étape majeure pour une gouvernance foncière juste

En réunissant des voix diverses autour d’un même enjeu, cette conférence marque une avancée importante dans la dynamique de sensibilisation menée par le projet. Elle montre que la transition agroécologique et la gouvernance foncière équitable ne peuvent réussir sans une implication active des communautés.

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