Group of men, women, and children posing for a charity donation event outside a peach-colored building, with bags, boxes, and supplies in the foreground and a banner displaying organizational logos behind them.

Pendant dix jours, les quartiers de Ouapassi et de Kambioncé, dans le secteur 38 de Ouagadougou, ont retrouvé un nouveau visage grâce à l’engagement de soixante habitants mobilisés dans le cadre de travaux communautaires à haute intensité de main d’œuvre (THIMO). Femmes et hommes, personnes déplacées internes, membres des communautés d’accueil, jeunes et personnes âgées ont uni leurs efforts pour assainir leur cadre de vie tout en renforçant les liens qui les unissent.

Munis de pelles, de brouettes et de balais, les bénéficiaires ont procédé au

Group of people in bright safety vests sweeping and picking up litter in a dusty outdoor area near a wall, wearing masks and boots.

nettoyage du marché de Kamboincin, au curage des caniveaux ainsi qu’à l’assainissement des Centres de Santé et de Promotion Sociale de Marcoussi, de Yagma et de Pazani. Des actions qui ont permis d’améliorer l’environnement immédiat des populations tout en réduisant les risques sanitaires liés à l’insalubrité.

Cette initiative est mise en œuvre dans le cadre du projet « Promotion d’actions de cohésion sociale et d’une culture de paix dans le secteur 38 de Ouagadougou », porté par OCADES Caritas Burkina, Secrétariat Exécutif Diocésain de Ouagadougou, avec l’appui de la Députation Provincial de Ciudad Réal et Caritas Diocesana de Ciudad Real. Le projet ambitionne de promouvoir un environnement plus sain, de renforcer la cohésion sociale entre les populations déplacées et les communautés hôtes, et d’encourager une culture de paix dans ces quartiers fortement marqués par les conséquences de la crise sécuritaire.

Au delà des travaux d’assainissement, le chantier a également servi d’espace

Woman in teal clothes with mask under chin presents a colorful illustrated workbook to a group of workers in high‑visibility vests outdoors.

d’échange et de sensibilisation. Des séances consacrées à l’écocitoyenneté, à la protection de l’environnement et au vivre ensemble ont été organisées directement sur les sites d’intervention. En associant la réflexion à l’action, les organisateurs ont souhaité inscrire durablement les bonnes pratiques dans le quotidien des participants.

Pour de nombreux bénéficiaires, cette expérience a été bien plus qu’une simple

Large group of people in yellow safety vests posing with a banner at a dusty construction site, outdoors.

activité de salubrité. En travaillant ensemble pendant plusieurs jours, personnes déplacées internes et membres des communautés d’accueil ont appris à mieux se connaître, à collaborer et à partager un objectif commun. Une dynamique qui contribue à renforcer la confiance mutuelle et à apaiser les relations sociales dans des quartiers où la cohabitation est devenue un enjeu majeur.

L’accompagnement des bénéficiaires se poursuivra au delà de ces dix jours de travaux. Les soixante participants bénéficieront prochainement d’une formation en éducation financière afin de renforcer leurs compétences en matière de gestion des revenus, d’épargne et de planification financière. Ils recevront également un fonds destiné au développement d’Activités Génératrices de Revenus (AGR), leur permettant de lancer ou de consolider une activité économique et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Cette activité s’inscrit dans une dynamique engagée par OCADES Caritas Burkina pour promouvoir la cohésion sociale à travers des actions concrètes dans plusieurs quartiers de la capitale. Une première phase de travaux communautaires avait déjà été organisée l’année dernière dans d’autres secteurs de Ouagadougou, avec les mêmes objectifs de salubrité, de rapprochement entre les communautés et de renforcement de la résilience des ménages. En étendant progressivement cette approche à de nouveaux secteurs, le projet confirme sa volonté d’accompagner durablement les populations les plus vulnérables tout en consolidant le vivre ensemble dans la ville.

En combinant assainissement, sensibilisation, renforcement des capacités et appui économique, le projet fait le pari qu’une communauté plus soudée se construit aussi par l’autonomisation de ses membres. À Ouapassi comme à Kambioncé, ces dix jours de mobilisation collective auront ainsi laissé bien plus que des rues et des caniveaux propres. Ils auront surtout ouvert la voie à des relations plus solidaires et à de nouvelles perspectives pour les bénéficiaires.